Le violon quelquefois fait le pitre. Et il est toujours un peu gênant, pour moi, de le voir faire le pitre. C’est pour moi un souci. J’ai appris le violon parce qu’il fallait que je fasse de la musique. Une dame venait donner des cours de solfège gratuits, le soir, à l'école Vernier où j'étais élève, et comme pour d’autres, elle a proposé un jour à mes parents de me donner aussi des leçons de violon. Cela se ferait chez elle et il faudrait payer un peu. Mon père a hésité, il aurait préféré que ce soit de l'accordéon, mais ma mère a insisté. C’est à elle que je dois mon prénom. Appeler Christian, à Alger, en 1951, un garçon au patronyme napolitain, cela aurait pu être un motif de divorce. Dans la lignée de mon père, j’aurais dû m’appeler Paul (Paolino), qui était le prénom de mon grand-père et qui reste mon deuxième prénom. Mais elle ne tenait pas à ce que je m’inscrive trop étroitement dans cette lignée. Elle avait ses raisons, on devine lesquelles si on est familier, par ...
Christian Jacomino