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Le Samouraï

Combien d’années a-t-il habité auprès de Louise, dans l’appartement situé au premier étage, au-dessus du café, sans se lier avec personne de celles et ceux qui fréquentaient l’établissement, qui auraient voulu lui faire du bien, s’occuper de lui... (Jef et Louise, dans Évite)

Et Annie pour la première fois alors m’avait parlé d’Estenc, qui était un hameau de montagne, situé à 1800 mètres d’altitude, dans l’arrière-pays niçois, à la source du Var, le fleuve côtier à l’embouchure duquel la Nice moderne s’était construite, Estenc où elle (Annie) avait passé toutes ses vacances d’été depuis l’âge de quatre ou cinq ans, tandis que moi, je lui avais parlé d’un film de Jean-Pierre Melville qui venait de sortir... (La Chèvre et le Samouraî, dans Évite)

C'était quand nous roulions, tous les quatre, l'été, sur les routes de montagne. Il arrivait que nous rencontrions un de ces hameaux du bord des routes dont les façades décrépites épousent la courbe, des hameaux abandonnés, où souvent il ne reste qu’une boulangerie et peut-être un café... (Jef Costello, dans Le bout du monde)

... dans tous les endroits où j’avais l’habitude de me déplacer, où j’allais le plus souvent sans but mais où le héros de mon film pouvait être poursuivi, déjà blessé peut-être par une balle qui fait une tache rouge sur son trench-coat Burberry, tandis qu’il descend et qu’il monte des escaliers métalliques, franchit des ponts au-dessus du métro sans sortir les deux mains de ses poches... (Les quatre qui restent, dans J'appartiens à la nuit)

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